Team > « Rock’n'Roll » marathon Lisbonne par Benoît Pinton

Comme annoncé dans notre blog le 22 Août, pas de triathlon IM cette année pour Benoît, le 8ième attendra donc..
Le projet sportif de l’année étant le marathon de Lisbonne, le 02 octobre dernier, une très jolie ville où le climat est encore fort clément à cette période.

Benoît, ça y est tu voulais faire le « Rock ‘n’ Roll » marathon est passé. Objectif visé 03:30 et réalisé 03:37. C’est loin d’être ridicule et puis il y a autre chose que le chrono, non ?
Le temps escompté sur ce marathon était en effet 03:30 ou un peu moins. Au final, c’est 03:37:43 ! Satisfait pas totalement car je m’étais vraiment donné les moyens d’atteindre ou me rapprocher de l’objectif défini afin d’écrire au mieux mon histoire.

Arrivé deux jours avant la course, j’y retrouvai des ami(e)s qui, d’habitude, me suivent sur IRONMAN. Nos dossards retirés le jeudi soir, cela nous laissa vendredi et samedi pour visiter Lisbonne. L’idée, s’aérer l’esprit un maximum et rester dans ce schéma de rigueur alimentaire (plutôt gourmand, je su résister aux fameux « pastéis de nata »). Ce fut le cas à J-1 avec la découverte du quartier de Belém (port d’attache des vaisseaux portugais qui, dès le 15è siècle, se lancèrent à la conquête de terres lointaines), et son Jardin Botanique Tropical : être au plus proche de la nature pour un grand bol d’oxygène !

Le marathon (29è édition cette année) caractérisé par un léger dénivelé, avait pour nouveauté de partir de Cascais, ville balnéaire située à 40 minutes en train à l’ouest de Lisbonne, empruntant l’une des plus belles routes de la côte (Costa do Estoril). Entre combinaison de la mer turquoise en arrière plan et entrée par le quartier historique de Lisboa, la magie de cet évènement fut bien présente en moi générant un max de plaisir et de sensations positives.
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Une préparation sérieuse comme tu sais t’y tenir, qui au final te donne une autre vision du marathon sur triathlon IM ?
La vie est courte, et il m’est aussi important de porter un intérêt autre, comme à la culture, à l’art contemporain. C’est pourquoi, depuis de nombreuses années, je ne cours que sur du Longue Distance avec un objectif annuel. Car, oui il me permet de rester compétiteur (selon mes moyens) et d’auto alimenter mon cerveau d’endorphine (drogue) ! D’où une préparation sérieuse afin ne pas rater le dit « event », et ainsi générer du plaisir synonyme d’optimisme et de bien être.

Aucune référence sur marathon (sec) et un semi datant de 2006, autant dire que j’allais dans l’inconnu ! Un 03:30 ne s’envisage pas à l’improviste. C’est mon temps marathon sur l’IM d’Autriche (04:29) qui m’a aidé à l’entrevoir. Je n’allai pas y arriver seul :

  • conseils d’un coach (merci Dimitri)

  • achat de la dernière montre  Garmin (735XT)

Jusque là, c’est la sensation qui primait sans me soucier de mon allure (km/h). But ici, avoir un temps « référence », ça passe donc par l’investissement !

Les 3 derniers mois de mes prépas IM ont une durée d’entrainement de 10 à 22h / semaine. Cette année, ce fut les vacances dirai-je … un maximum de 8 heures !!! Trois jours / semaine les premiers temps, puis 4 ensuite (pas plus), ajoutant une séance de PPG (ou préparation physique généralisée).

Mes séances furent basées sur, du fractionné – enchainement vélo/càp – footing. Début Août, je ne passai pas (ou rarement) les allures indiquées dues aux fortes chaleurs. Je cogitai beaucoup  (tu es capable ou pas !!). Jusqu’au jour où les séances passèrent (des fois un peu au dessus). Et là, le psychisme donne un élan formidable au mental, c’est excellent. Je prendrai l’exemple de ma dernière grosse semaine, à J-21 :

vélo, 50km  –  course à pied, 64km.

Le fait d’enchainer successivement durant 3 jours les plans fournis et réussir chaque séance aux allures indiquées me donna un sacré boost et me permit d’y croire.
Oui, cela me donne une autre vision du marathon que sur IRONMAN. L’exemple de prendre les ravitos quasiment à l’allure course fut un sacré changement. C’est indéniable, cette expérience me servira sur mon prochain IM !

Mon exigence m’a permis de revenir dans le circuit normal de la vie, et ce qui me permet d’avancer est d’occulter mon passé. Il est évident que je voulais un 03:29:59 car c’est souvent la référence de tous coureurs avant un sub 3h !
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Au final, 03:37:43 peut être satisfaisant si je me remémore cette année scolaire 1985/86 (immersion dans la vraie vie après mes 18 mois passés en centre de rééducation), où en cours de sport nous avions à marcher avec des plots. Bien sûr, cela m’était impossible …
je tremblai de tout mon corps dû à mon hémiplégie droite !!!

En tout cas ce chrono me permet d’écrire cette publication dont le but à une portée internationale :
Get inspiration … 1984 => car crash  –  1993 => 35% of my mental and physical capacities  –  2012 => 94% of my capacities  –  2016 => marathon in 03:37 … THINK POSITIVE by Benoît Pinton

Lisbonne est vraiment une destination agréable, tu as pu y passer quelques jours pour récupérer. Tes impressions sur la ville, et sur la prochaine et première organisation d’un 70.3 là bas ?
J’y ai passé une semaine, j’ai adoré Lisbonne ! Ses rues escarpées, ses couleurs, la proximité avec le Tage, la simplicité des gens et leur accueil. Aussi ses œuvres d’art peintes sur les murs laissant libre court à notre imaginaire. Un bon compromis entre sport performance et découverte enrichissement personnel.
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De plus, depuis l’aéroport, on est assez rapidement au cœur de Lisbonne. Une destination à découvrir absolument !

Oui, l’annonce a été faite le mois dernier. Il y aura un IM 70.3 à Cascais dès Septembre 2017. Paul Kaye y sera le speaker officiel. Je le remercie  sincèrement car il m’a permis de vivre un IM 2015 exceptionnel. Je n’ai pas assez de recul sur cette ville pour donner mon avis. De ce que j’ai aperçu, c’est une jolie carte postale !

Une année 2016 avec le triathlon entre parenthèses par choix ou pas ?
OUI, une parenthèse par choix !
Emotionnellement, 2015 fut très forte grâce en partie à ma réussite sur l’IRONMAN d’Autriche –  médiatisé dans la presse et tv étrangère, meilleur chrono IM – je ne su trop comment obtenir mieux pour 2016.
Une année OFF triathlon ne pouvait qu’être bénéfique (passé au format Longue Distance depuis 2003). 

Je  dû me concentrer sur mes tournées de dédicaces avec « Le merveilleux malheur de Benoît Pinton » (éditions Philippe Duval) lors de ce premier semestre et ça continue dès la fin du mois jusqu’à Noël. L’idée, répandre au maximum d’entre nous ce message universel « anything is possible » et ainsi faire du bien aux gens (je me base ici par rapport aux nombreux témoignages reçus).

Aussi, ma vie active, importante depuis de nombreuses années, ne m’a pas permis de laisser place à une vie sentimentale souhaitée … Cependant, arrivé à fin avril, il me manquait sérieusement un truc … se dépasser encore et encore. D’où un marathon pour peut-être avoir une « référence » course à pied ?

2017 s’annonce alors studieux et sportif ?
Ce quatrième trimestre 2016, est la mise en place de mon statut de Consultant conférencier sport et handicap.
« La résilience par le sport » d’Hubert Ripoll aux éditions Odile Jacob (ouvrage dans lequel mon nom est cité) m’a renforcé dans ce choix. Je m’engage ainsi différemment dans ce message à véhiculer « résilience et sport ».
Des conférences sont aussi programmées en cette fin d’année et d’autres pour l’an prochain.

2017, c’est aussi synonyme de mes 40 ans !
Me donner les moyens de magie et de garder les yeux qui brillent.

Mon 8ième et dernier IRONMAN sera l’IM Cairns (11 juin 2017), championnat Asie Pacifique, en Australie.
Mon inscription sera faite d’ici peu. Ensuite, je devrai me lancer dans la recherche de partenaires … But, véhiculer cette image positive construite depuis tant d’années !
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